Samedi 31 Juillet 2010


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LIGNES DIRECTRICES DE L’EMCC CONCERNANT LA SUPERVISION :

déclaration intérimaire

 
Le code de déontologie de l’EMCC implique que tous les membres aient un lieu de supervision. La forme (de même que la durée, la fréquence, etc.) de cette supervision est appelée à varier en fonction de la nature des activités de coaching/mentoring. Un coach indépendant travaillant avec de grosses entreprises aura par exemple des besoins de supervision différents de ceux d’un coach/mentor qui travaille sur des compétences personnelles et interpersonnelles. Les besoins de ce dernier seront encore différents de ceux mentor interne à l’entreprise, dont l’activité de mentoring ne représente qu’une infime partie des tâches incombant à son poste.
 
Il faudra encore un certain temps pour que nous puissions dresser une typologie paneuropéenne définitive des divers modes de coaching/mentoring et des compétences et standards différents dans chaque cas. En attendant, de nombreux membres de l’EMCC ont des lieux de supervision relevant de leur appartenance à d’autres associations professionnelles. Certains cependant n’ont pas de lieu de supervision et d’autres n’ont pas eu l’expérience préalable d’une supervision et de ses avantages.
 
Les présentes directives intérimaires donnent donc une brève explication de ce qu’est une supervision et mentionnent certains critères visant à aider les membres à évaluer leurs superviseurs potentiels.

Qu’est-ce que la supervision ?
 
Le code de déontologie de l’EMCC fait référence à un superviseur susceptible d’évaluer les compétences du supervisé et d’en assurer l’évolution. Pour définir de façon plus détaillée la nature de la supervision, on peut s’appuyer sur les écrits de Proctor (1986), d’après lesquels  une supervision doit avoir un aspect :

  • normatif :  le superviseur accepte (ou plus précisément partage avec le supervisé) la responsabilité de vérifier que le travail du supervisé est professionnel et déontologique et se fait dans le cadre des codes, lois et autres normes susceptibles d’être appliquées.
  • formatif : le superviseur agit de façon à donner au supervisé un feedback ou un sens d’action permettant au supervisé de développer ses compétences, ses connaissances théoriques, ses qualités personnelles, etc., le supervisé devenant ainsi un professionnel de plus en plus compétent.
  • de soutien (Proctor parle de réconfort) : le superviseur est là pour écouter, réconforter, confronter le supervisé lorsque interviennent les inévitables doutes, incertitudes et autres questions personnelles, et lorsque les questions du client sont abordées par le supervisé.


Proctor, Brigid (1986) ‘Supervision : a co-operative exercice in accountability’ aux éditions A. Marken et M. Mayne. Une autorisation et une garantie : la supervision en pratique au Bureau de la Jeunesse de Leicester et au Conseil de l’enseignement et de la formation dans le cadre des travaux sur la jeunesse et la Communauté.
 
Comment trouver un superviseur ?
 
Il existe un certain nombre d’organismes qui ont des procédés de qualification de superviseurs et l’un d’eux peut vous sembler mieux approprié. Le domaine du coaching et du mentoring est cependant encore relativement jeune et peut-être préférerez-vous explorer d’autres possibilités ; vous pouvez également constater un manque de superviseurs qualifiés.
 
Ce nest pas à l’EMCC de déterminer qui sera votre superviseur ; nous vous conseillons toutefois d’appliquer les critères ci-après au superviseur que vous choisissez :
 

  • il a de l’expérience en tant que coach/mentor
  • il sait ce que c’est qu’être supervisé
  • il a de l’expérience en tant que superviseur (pas forcément dans la supervision de coachs et de mentors)
  • il applique dans sa propre pratique un cadre théorique que vous estimez approprié à votre travail personnel
  • il respecte un cadre théorique dans le cadre de la supervision
  • il a une bonne compréhension du contexte du coaching/mentoring (tel que vous le pratiquez)
  • il est conscient de l’impact des valeurs, croyances et hypothèses (du superviseur et du coach/mentor dans leurs propres pratiques)
  • il est respectueux de la diversité sous toutes ses formes et vigilant à ses éventuels avantages et pièges
  • il fait preuve d’une bonne capacité d’auto-régulation (dont il a besoin pour favoriser celle du supervisé)
  • il est engagé dans la Formation Professionnelle Continue pour lui-même et pour les autres
  • il accepte de respecter le code de déontologie de l’EMCC, même s’il n’est pas membre de l’EMCC
  • il ne joue pas un double jeu (par exemple, le superviseur n’est pas également le manager direct ou un partenaire économique). A noter cependant que la supervision de pairs est possible, à savoir entre collègues ou étudiants.


Retour à l’EMCC
 
L’EMCC accepte volontiers tout retour qui lui sera fait sur la présente déclaration intérimaire. A mesure que des accords seront passés en ce qui concerne les typologies, les compétences, etc., le présent document sera actualisé.
 

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